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J’ai commencé à m’intéresser aux bateaux dès mon plus jeune âge puisqu’à 4 ans déjà, je naviguais sur le petit voilier de mon père pendant les grandes vacances.

Vers 7 ans, j’ai commencé à prendre des cours de voile sur optimist, puis à 9 ans sur Vaurien, et à 11 ans Yole OK et 390 sur une sablière des environs de Paris.

Un peu plus tard, j’ai eu mon premier bateau, un « Fennec » à bord duquel j’ai commencé à apprendre la régate sur l’étang de St Quentin, à côté de Trappes.

Comme j’avais du mal à trouver des équipiers réguliers, j’ai échangé mon « Fennec » contre un « Laser », dériveur solitaire de compétition, avec lequel j’ai continué à me perfectionner en voile.

Chaque été, je continuais à faire de la voile avec mes parents sur le bateau familial.

Vers l’âge de 17 ans, j’avais eu l’occasion de naviguer sur à peu près tous les dériveurs de l’époque et j’avais même fait mes premiers « pas » sur des quillards à l’occasion de petites courses-croisières ; c’est aussi à cette époque que j’ai créé ma première entreprise (en fait, elle n’était pas vraiment à moi) : un Club de voile au sein de mon lycée.

Après avoir terminé mes études secondaires, j’ai fait une prépa HEC et j’ai finalement intégré l’Institut Supérieur de Gestion, l’ISG.

Cette école me convenait particulièrement car elle encourageait la création d’associations Loi 1901 afin que les étudiants soient tout de suite confrontés aux règles de base de la gestion.

J’en ai donc profité pour créer une petite association qui m’a beaucoup appris et m’a permis en plus de voyager moi-même vers des destinations qui étaient autant de noms magiques pour le garçon de 20 ans inexpérimenté que j’étais : Bombay, Kathmandou, Delhi, le Bangladesh ...

C’est à cette époque également que j’ai créé ma première « société commerciale », une petite sarl à 20.000 F, grâce à mes quelques économies… et 15.000 F que mes parents m’avaient confiés pour que je puisse constituer mon capital.

Mon bureau était modeste : 6m2, mais j’avais un téléphone.

C’est de là qu’est partie ma première entreprise avec laquelle je suis passée par tous les états !

Je pense également être tombé dans la plupart des pièges dans lesquels on risque de tomber quand on crée sa propre affaire, et commis toutes les bêtises qu’on pouvait également commettre à cette occasion.

Pendant ce temps là, je continuais à faire du bateau, mais moins souvent car le temps me manquait ; c’était l’époque où, avec une poignée d’amis, on louait des bateaux, tantôt en Corse, tantôt en Grèce, et on se régalait à se créer de bons souvenirs pour plus tard.

A 27 ans, j’ai eu envie de faire autre chose ; je me suis mis à réaliser des opérations de promotion immobilière. Mal m’en a pris, car cela devait me conduire à faire face à de lourdes difficultés financières lors du crash de l’immobilier qui survint en 1990/91.

Entre temps, j’ai eu une période BD, et je me suis mis à relire tous mes albums que j’avais jalousement conservés dans ma

bibliothèque. L’un d’entre eux me fit rêver ; il s’agissait du Lucky Luke « En remontant le Mississippi », la course entre le "Daisy Belle" et l’ "Abesto D. Plower" du commandant Lowriver hantait mes nuits.

C’est à ce moment que je me suis dit que des bateaux à roue sur la Seine, ce serait formidable ; après tout, c’était à un français, Jouffroy d’Abbans , que l’on devait le principe de la roue à aubes, et puis la Louisiane n’était-elle pas le dernier bastion de la culture française aux Amériques ?

A l’époque, l’événementiel était pratiquement inexistant sur la Seine. La seule compagnie qui faisait vraiment référence en terme de tourisme fluvial, c'était "Les Bateaux Mouches", mondialement connus.

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Lancer un bateau à roue sur la Seine, à Paris, pour réaliser des événements sur le thème de la Louisiane me paraissait être une bonne idée, d’autant qu’elle associait tout un ensemble de thèmes liés à la fête (dont le Jazz qui naquit sur les quais de la Nouvelle Orléans).

J’ai donc commencé par aller aux Etats-Unis faire la chasse à tous les bateaux à roue que je pouvais trouver sur mon passage ; je suis revenu avec une vaste documentation et je me suis mis à faire quelques croquis d’un bateau qui s’apparenterait aux bateaux à roue de Louisiane, mais qui pourrait aussi passer sous les ponts de Paris.

Ainsi naquit le « Louisiane Belle », que j’entrepris de faire construire dans un chantier de la région parisienne pour qui la construction d’un tel bateau était bien entendu une première, et que je décidai de confier à l’une des compagnies implantées à Paris, car je ne connaissais pas encore le métier d’exploitant de bateaux sur la Seine.

En même temps que le « Louisiane Belle », je fis construire un bateau à roue plus petit, destiné à mon plaisir personnel de naviguer en rivière. Je l’appelai le « Mississippi ».

Le « Louisiane Belle » connut rapidement un certain succès car il ne ressemblait à rien de ce qui existait en matière d’événementiel dans la région parisienne, et même dans la France entière : se marier à bord d’un bateau à roue avec la mariée habillée en Scarlett et l’époux en Rhett Butler, c’était quelque chose !

Mes affaires immobilières m’ayant repris tout ce que j’avais pu gagner en 10 ans, je me retrouvai à cette époque avec un bateau dont les revenus couvraient tout juste le crédit, et rien d’autre.

C’est alors que je décidai de transformer le "Mississippi" en bateau à passagers afin qu’il puisse accueillir, lui aussi, des groupes, pour des opérations événementielles de moindre envergure…et me permettre de retrouver quelques petits revenus.

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J’étais à la fois pilote du bateau, hôtesse d’accueil, parfois disc-jockey, femme de ménage ou mécanicien.

C’est avec ce bateau que j’ai commencé à apprendre comment fonctionnait une compagnie de bateaux sur la Seine.

Grâce au bouche à oreille, le "Mississippi" connut de plus en plus de succès, ce qui lui valut, quelques années plus tard, en 1996, de se voir accompagné d’un grand frère, le "Tennessee", en hommage à la célèbre chanson de Johnny.

N’ayant à cette époque guère de capacité d’endettement auprès des banques, ce furent des petites structures de capital risque dont j'avais raconté mon histoire mouvementée aux dirigeants, qui m’avancèrent les fonds pour réaliser le "Tennessee".

Construit à côté de Gennevilliers, à Villeneuve-la-Garenne, dans un petit chantier fluvial animé par une équipe très « pro » et éminemment sympathique, le Chantier Naval du Nord van Praet, le « Tennessee » était le bateau parfait, pas trop grand, mais pas trop petit.

Entre temps, je m’étais doté d’un véritable siège social, en bord de Seine, au pied du pont Mirabeau, et pour la première fois, ma compagnie commençait à ressembler à une (petite) compagnie.

D’ailleurs, pour en conforter l’assise, deux ans plus tard, je mis en construction dans le même chantier mon unité amiral, le "River Palace"; ce n’était pas un bateau à roue, car je l’avais conçu "tendance art déco", avec de haut plafonds de 3,80m, et de grands lustres en cristal de Bohème.

Le premier client du "River Palace" fut la Cour des Comptes ; je m’en souviens encore car le permis de navigation de cette nouvelle unité ne me fut délivré que la veille de la première. Depuis, je me laisse plus de temps pour l’instruction des dossiers administratifs.

En 2003, le "Mississippi" ayant rendu de bons et loyaux services pendant plus de 10 ans alors qu’il n’était pas vraiment destiné à un usage professionnel, il me semblait que le temps était venu de lui accorder une retraite bien méritée ; aussi fut-il décidé d’en construire un nouveau, un peu plus grand, un peu plus confortable…et le succès fut au rendez-vous dès son lancement car sa taille restée modeste était bien appréciée parmi les géants de la Seine.

Enfin, je caressais depuis longtemps l’idée de construire un Yacht classique ; l’univers des superyachts me fascine depuis bien des années ; et je ne rate jamais un "Monaco Yacht Show" ; les propriétaires richissimes de ces bateaux recherchent la perfection et se moquent éperdument de savoir combien tout cela va leur coûter.

Bien évidement, je ne me place pas du tout dans ce cadre là : un beau bateau, c’est bien, un beau bateau rentable, c’est mieux... c’est même, pour moi, indispensable.

Résoudre une telle équation m’a demandé des années de préparation. C’est le projet du "Clipper Paris".

Sa mise à l’eau dans le bassin de Penhouët à Saint Nazaire, lieu mythique de la construction navale, a eu lieu le 2 décembre 2006.

Dans les années 20, mon grand père avait créé une entreprise de décoration de navires. Ces clients étaient la Compagnie Générale Transatlantique, la Compagnie de Navigation Mixte, la Compagnie Paquet, etc.

Puis mon père et mon oncle reprirent le flambeau.

Être décorateur de paquebots nécessite des talents artistiques dont je n'ai malheureusement pas hérité et je n'ai donc pas pu poursuivre dans cette voie, même si j'ai pris plaisir à m'occuper personnellement de la décoration de l'ensemble de mes bateaux.

Si j’ai choisi Saint Nazaire plutôt qu’Istanbul, Gdansk, ou bien d’autres destinations financièrement plus avantageuses pour la construction navale, c’est donc un peu pour des raisons symboliques, ou nostalgiques ; c’est également, et ce n’est peut-être pas un hasard, parce que j’y ai trouvé, avec le chantier naval SMCN, une équipe très professionnelle et un management chaleureux. C’est quand même aussi un peu pour des raisons éthiques : si tout le monde va faire construire tous ses bateaux à l’étranger, que nous restera t’il ?

Contrairement aux autres unités de la compagnie, le "Clipper Paris" est aménagé en "lounge" afin d’y servir un nouveau concept de restauration, le "cocktail cruise" : au lieu d’être à table, assis sur une chaise aussi confortable soit-elle, les convives sont installés dans des canapés et dégustent des mets qui leur sont servis dans des coupelles, des ramequins et autres contenants appropriés.

La restauration traditionnelle présente de nombreux attraits, mais le "cocktail cruise" apporte de la convivialité, de l’originalité et une grande liberté d’aller et venir à bord du bateau, de profiter du pont supérieur quand il fait beau ou des coursives lorsqu’il faut s’abriter un peu.

L’architecture du "Clipper Paris" n’a rien de commun avec aucun bateau naviguant sur la Seine ; s’inspirant des Yachts du début du XXème siècle, il en a toutes les caractéristiques.

Le but assigné à ce nouveau navire est de convaincre qu’un changement des habitudes dans l’art de recevoir, est au plus grand bénéfice de ceux qui sont reçus… et donc, au final, de ceux qui reçoivent.

 

 

Après le "Clipper Paris" un nouveau défi s’est imposé : construire un nouveau grand paquebot France. 
Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site  www.lenouveaufrance.com